Lucie Rie (1902-1995)
Après avoir obtenu son diplôme en 1926, elle épouse Hans Rie, un ami d'enfance. Au cours de la décennie suivante, Lucie expose ses pots, bols, vases et services à thé lors d'expositions internationales dans toute l'Europe, en particulier à l'Exposition Universelle de Paris dès 1925, puis à l'Exposition Internationale en 1935 où elle obtient une médaille d’or et celle de 1937 où elle reçoit une médaille d’argent.
Lucie Rie a donc déjà une œuvre connue et reconnue avant son exil anglais.
Hans Coper (1920-1981) révèle vite un grand talent de tourneur et il exercera une grande influence sur elle. Ensemble, dans les années 50, ils produisent des pièces utilitaires mais sophistiquées et attrayantes, aux formes fluctuantes et aux légères inclinaisons. Ils créent des services à thé et à café, des bols, des huiliers, aux parois fines et anguleuses typiques, généralement teintées en brun foncé ou en blanc.
En 1991, Lucie Rie est devenue Dame de l'Empire britannique .
Elle est décédée en 1995 à l'âge de 93 ans .
L’atelier de Lucie Rie est visible au Victoria & Albert Museum à Londres. Contrairement à d’autres céramistes, ses carnets de recette sont accessibles et certaines de ses recettes bien connues, comme son blanc satiné à la dolomie.
« I like to make pots – but I do not like to talk about them” (Lucie Rie).
« If one should ask me whether I believe to be a modern potter or a potter of tradition I would answer : I don’t know and I don’t care. Art alive is always modern, no matter how old or young. Art theories have no meaning for me, beauty has. This is all my philosophy. I do not attempt to be original or different. Something which to describe I am not clever enough moves me to do what I do. » (Lucie Rie, manuscrit non publié, 1951)
Texte © Pascal Grojean, publié le 28/07/2025



